Synopsis & Critique

L'intrigue du film est présentée de façon non linéaire et non chronologique, présentant la même séquence trois fois selon des perspectives différentes (à la manière du film japonais Rashōmon de Kurosawa). Chaque section possède un titre distinct qui s'affiche à l'écran. Washington. Le capitaine Olivia Walker est responsable de la supervision de la salle de crise de la Maison-Blanche. Comme chaque matin, elle prend son poste et est informée de plusieurs développements géopolitiques : un exercice imminent de l'Armée populaire de libération, des échanges suspects entre l'Iran et ses alliés dans le conflit contre Israël. Surtout, la Corée du Nord démeure silencieuse après un récent essai de missile balistique. La base Sea-based X-band Radar, qui sert de radar d'alerte précoce, détecte le lancement d'un missile balistique intercontinental non identifié. Étonnamment, l'engin n'a pas été détecté au décollage, mais en plein vol, au-dessus du Nord-Ouest Pacifique. Initialement considéré comme un essai de routine nord-coréen, la situation change lorsque le missile entre en orbite basse et que sa trajectoire semble viser Chicago dans les vingt minutes suivantes. Une visioconférence est initiée entre la salle de crise du Pentagone et divers commandements des forces armées. Le président des États-Unis se connecte en dernier, et le niveau d'alerte est porté à DEFCON 2. Le NORTHCOM ordonne aux unités du major Daniel Gonzalez, basées à Fort Greely (en) en Alaska, de lancer deux intercepteurs terrestres de missiles (GBI). Le premier ne parvient pas à se déployer, tandis que le second ne parvient pas à neutraliser le missile balistique intercontinental (ICBM), ce qui horrifie le major Gonzalez, qui vomit à l'extérieur. Le niveau d'alerte est porté à DEFCON 1. Simultanément, le secrétaire à la Défense Reid Baker déclenche le plan de continuité des opérations du gouvernement fédéral américain. Celui-ci entraîne l'évacuation immédiate de certains employés fédéraux, dont Cathy Rogers, de la FEMA, un organisme gouvernemental américain voué à assurer l'arrivée des secours en situation d'urgence. Jake Baerington, conseiller adjoint à la sécurité nationale (le conseiller à la sécurité nationale en titre étant en train de subir une coloscopie), est transporté d'urgence au Centre opérationnel d'urgence présidentiel (PEOC). Jake conseille au président de ne pas riposter tant que l'origine du missile n'est pas confirmée. L'impact étant imminent, Walker téléphone à sa famille pour les avertir de quitter la banlieue de Washington. Le même matin, sur la base aérienne d'Offutt dans le Nebraska, le général Anthony Brady, commandant du STRATCOM, est informé du lancement du missile. Il participe à la conférence téléphonique tandis que des bombardiers B-2 du commandement indo-pacifique des États-Unis (INDOPACOM) sont déployés en prévision d'éventuelles représailles. L'équipe du général Brady constate que la Chine, la Russie et l'Iran ont mobilisé leurs forces ; il présente au président le plan opérationnel intégré 8010 et recommande une riposte immédiate. Alors que Baerington se précipite au PEOC, il envisage d'attribuer le lancement à la Corée du Nord et cite Anna Park, conseillère à la NSA, qui laisse entendre que la Corée du Nord pourrait utiliser des missiles balistiques lancés par sous-marin. Baerington et Park avertissent que l'incapacité des satellites du Defense Support Program (DSP) à détecter le lancement pourrait indiquer une cyberattaque contre les systèmes de commandement et de contrôle américains. Baerington s'entretient avec le ministre des Affaires étrangères russe, qui nie toute implication de la Russie et de la Chine dans le lancement du missile, mais menace de représailles si la Russie est prise pour cible. Baerington tente de le convaincre d'abaisser le niveau d'alerte des forces stratégiques russes par mesure de bonne volonté ; le ministre part ensuite présenter la proposition au président russe. Alors que le missile balistique intercontinental approche de Chicago, le président confirme son autorité de commandement nucléaire auprès de Brady, via les Gold Codes, qui lui conseille de consulter son conseiller nucléaire, le lieutenant-commandant Robert Reeves, concernant les options de représailles. Le même matin, Reeves accompagne le président à un match de basket-ball, tandis que Baker prend son service au Pentagone. Tous deux sont informés de la crise qui se profile ; pendant que le président est évacué par les services secrets, Baker tente, en vain, d'évacuer discrètement sa fille, dont il est séparé, de Chicago. Le président, perplexe face à la notion de non-représailles proposée par Baerington, qu'il considère comme une capitulation, est incapable de se résoudre à riposter comme le suggère Brady. Le président apprend ensuite l'échec de l'interception par le GBI et est évacué par Marine One, vers un lieu tenu secret. À bord, il confirme son autorité nucléaire auprès de Brady et consulte Reeves sur les options de frappe. Il est également informé de la conversation de Baerington avec le ministre russe des Affaires étrangères. Il prévient la Première dame, qui se trouve au Kenya, de la catastrophe imminente. Au cours de l'évacuation, Baker se suicide en sautant de l'héliport situé sur le toit. Le président discute avec Reeves de la précarité de la prolifération nucléaire, la comparant à vivre dans une « maison piégée » (a house of dynamite en VO). Il est partagé entre l'avis de Baerington, qui déconseille les représailles, et celui de Brady, qui les préconise. Insistant sur cette dernière option, Reeves présente au président deux options majeures de représailles issues du plan d'opérations ; la décision finale du président n'est pas montrée. Rogers et Park sont tous deux vus entrant dans le Raven Rock Mountain Complex (Pennsylvanie), où Marine One est également vu atterrir, tandis que Gonzalez est vu agenouillé à l'extérieur de Fort Greely.
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