Dans un appartement étroit, Zsófi, adolescente rebelle, vit avec sa petite sœur Mesi et sa mère instable, Bea. Alors qu'elle découvre qu'elle est enceinte, elle décide de confier son enfant à une famille infertile via une adoption ouverte. Cette décision, prise dans un contexte familial tendu, soulève des tensions avec Bea, qui ne parvient pas à accepter le choix de sa fille. Zsófi, encore lycéenne, doit gérer les responsabilités d’une adulte, entre son travail, ses études et sa carrière de joueur de table tennis. Confrontée à un délai légal de six semaines pour rétracter sa décision, elle tente de maîtriser ses émotions tout en luttant contre l’émersion de sentiments maternels contradictoires.
Ce drame, tourné dans un cadre sobre et réaliste, explore les enjeux de la maturité, de l’identité et des choix difficiles. Le ton est sobre et introspectif, reflétant les tensions silencieuses d’un foyer en crise. Le film s’inscrit dans une veine dramatique contemporaine, où les personnages sont poussés à affronter leurs limites et leurs responsabilités.
Réalisé par Noémi Veronika Szakonyi, le film met en scène un casting solide, notamment Katalin Román dans le rôle de Zsófi, qui incarne avec nuance la complexité émotionnelle de son personnage. La direction d’acteur et la mise en scène sobre contribuent à l’immersion dans l’univers intérieur des personnages.
En tant que drame familial introspectif, Six Weeks s’adresse à un public sensible aux thèmes de l’adolescence, de la maternité et des conflits familiaux. Il rappelle les œuvres de réalisatrices comme Lone Scherfig ou Nadine Labaki, qui explorent les tensions émotionnelles avec une grande finesse.
