Vous voulez déplacer la barre des tâches, alléger le menu Démarrer et retrouver un fichier sans vous battre avec votre PC ? Windows 11 26H2 apporte justement des changements sur ces usages très ordinaires. Microsoft a annoncé sa disponibilité le 29 septembre 2026, avec un déploiement progressif sur les appareils éligibles. Je trouve la direction intéressante : une mise à jour de Windows mérite aussi de parler de confort, de contrôle et de fiabilité, pas seulement d'intelligence artificielle.
Il faut toutefois comprendre ce que vous installez. 26H2 consolide des améliorations distribuées au fil des mois sur Windows 11 24H2 et 25H2. Une partie des nouveautés peut donc déjà être présente sur votre machine. Ce millésime ne remplace pas entièrement le système et ne transforme pas chaque PC en Copilot+ PC. Son intérêt dépend autant de votre version actuelle que de vos usages.
La barre des tâches retrouve une liberté qu'elle aurait dû conserver
La possibilité de placer la barre des tâches en haut, à gauche ou à droite de l'écran figure parmi les changements les plus visibles. Une option plus compacte permet également de réduire sa hauteur et la taille des icônes. Pour un ordinateur portable, quelques lignes supplémentaires dans un document ou un éditeur de code peuvent être plus utiles qu'une nouvelle animation.
Prenons un exemple simple : vous travaillez sur un écran large, avec un navigateur et un document côte à côte. Une barre verticale peut libérer de la hauteur pour les deux fenêtres. À l'inverse, si vous préférez vos raccourcis en haut, vous pouvez adapter le bureau à cette habitude. Il n'existe pas une disposition idéale pour tout le monde ; c'est précisément la raison pour laquelle ce choix doit exister.
Je salue ce retour, mais j'ai du mal à le considérer comme une invention extraordinaire. Restaurer une liberté appréciée dans les anciennes versions de Windows relève surtout d'une correction bienvenue. Microsoft mérite davantage d'être jugé sur la qualité de cette intégration que sur le simple fait d'avoir enfin remis l'option.
Un menu Démarrer que vous pouvez vraiment alléger
Le menu Démarrer gagne des choix de présentation, avec des vues par catégories ou en grille, une taille sélectionnable et des sections que l'on peut afficher ou masquer indépendamment. Les applications épinglées, les éléments récents et l'ensemble des applications deviennent des blocs dont vous pouvez choisir la présence.
SUR LA CHAÎNE · NOUVELLE VIDÉO ZimaBoard 2 & ZimaOS : ce MINI SERVEUR m’a bluffé ! Adieu Raspberry Pi ? Voir la vidéo → L'intérêt apparaît immédiatement si vous utilisez toujours les mêmes logiciels. Vous pouvez privilégier vos applications épinglées, au lieu de conserver une interface encombrée de zones dont vous ne vous servez jamais. Quelqu'un qui installe régulièrement de nouveaux programmes pourra, au contraire, garder une liste plus complète et une section consacrée aux éléments récents.
Ce changement me semble plus profond qu'un ajustement esthétique : il reconnaît que le menu sert à lancer ce que vous avez choisi. Une interface efficace n'a pas besoin de vous suggérer une nouvelle activité chaque fois que vous cherchez votre logiciel de montage. J'attends surtout de Windows qu'il rende ces préférences faciles à comprendre et cohérentes dans la durée.
Recherche et Explorateur : les petites frustrations comptent
Windows Search améliore la gestion des fautes de frappe et des noms d'applications incomplets. Les résultats distinguent plus clairement les applications, les paramètres, les fichiers et les contenus web. Des aperçus permettent aussi de comprendre un résultat avant de l'ouvrir.
Imaginez que vous recherchiez un logiciel dont vous ne connaissez plus exactement le nom. Une recherche tolérante évite de recommencer plusieurs fois pour une lettre manquante. Et lorsque vous cherchez un fichier local, savoir immédiatement quel type de résultat est proposé réduit les clics inutiles. Cela paraît modeste sur une fiche de nouveautés ; répété toute la journée, ce confort a pourtant une vraie valeur.
L'Explorateur fait lui aussi partie du chantier de qualité. Microsoft annonce des progrès sur son lancement et sa réactivité. Je ne vais pas convertir cette annonce en promesse de gain chiffré : sans mesures sur plusieurs configurations, impossible d'affirmer que votre PC sera deux fois plus rapide.
Mon critère serait plutôt celui-ci : les dossiers s'ouvrent-ils régulièrement sans hésitation, et la navigation reste-t-elle fluide lorsque plusieurs tâches tournent ? Une interface qui répond de manière prévisible donne davantage confiance qu'une démonstration spectaculaire sur une machine idéale. C'est sur ce terrain quotidien que cette mise à jour devra faire ses preuves.
Windows Update essaie de moins interrompre votre journée
Windows Update peut regrouper les mises à jour éligibles avec la mise à jour de sécurité mensuelle pour limiter les redémarrages. Les mises à jour critiques ou accélérées peuvent toujours être installées séparément. L'objectif est donc de réduire les interruptions évitables, pas de garantir un unique redémarrage par mois dans toutes les situations.
Il faut distinguer cela de l'installation de 26H2 elle-même. Sur un appareil éligible sous 24H2 ou 25H2, le passage s'effectue avec un petit package d'activation : une partie des composants nécessaires a déjà été distribuée par les mises à jour précédentes. La transition demande généralement un seul redémarrage, au lieu d'une migration complète du système.
Pour quelqu'un qui utilise son ordinateur pour travailler, c'est une amélioration très concrète. Le bon moment pour redémarrer n'est pas forcément celui où Windows vient de terminer son téléchargement. Je préfère une maintenance prévisible, avec des interruptions mieux regroupées, à un système qui rappelle sans cesse sa présence.
Une installation légère ne dispense toutefois pas de vérifier ses logiciels. La taille du téléchargement n'indique ni l'importance de tous les changements activés, ni l'absence de problèmes possibles.
Copilot reste là, avec des usages et des conditions à regarder
Les actions liées à l'IA dans l'Explorateur peuvent notamment servir à travailler sur des images prises en charge ou à résumer des documents. Le résumé de fichiers OneDrive et SharePoint dans le contexte professionnel décrit pour 26H2 nécessite un abonnement Microsoft 365 actif et une licence Copilot. Installer Windows ne suffit donc pas à obtenir automatiquement tous les services montrés dans les annonces.
Je vois un intérêt possible dans le résumé d'un dossier volumineux avant une réunion. Mais le bénéfice doit être évalué avec son coût, les fichiers concernés et les règles de l'entreprise. Pour quelqu'un qui gère surtout des documents locaux et ne souhaite pas utiliser ce service, cette ligne de nouveautés aura beaucoup moins de poids.
Microsoft a par ailleurs annoncé en mars vouloir réduire certains points d'entrée Copilot inutiles et mieux cibler ses intégrations. C'est une orientation que j'approuve. Elle ne permet pas d'affirmer que toute l'IA a disparu du système, ni que tous les objectifs annoncés sont réalisés sur chaque configuration.
Je ne demande pas que Windows interdise ces outils. Je demande qu'ils répondent à un besoin identifiable et que l'interface reste agréable lorsqu'on ne souhaite pas les utiliser. La liberté de choisir compte aussi pour les fonctionnalités dites intelligentes.
Sécurité : des changements moins visibles, parfois plus utiles
Sysmon est désormais intégré à Windows comme fonctionnalité facultative. Il produit des journaux détaillés sur l'activité du système, utiles pour comprendre un incident et repérer des comportements suspects. Il reste désactivé par défaut et doit être configuré. Ce n'est pas un antivirus qui analyse et bloque automatiquement tout ce qu'il observe.
Pour un administrateur, disposer de cette télémétrie dans le système peut faciliter l'exploitation des journaux. Pour un particulier, activer un outil sans savoir ce qu'il collecte ou comment lire ses événements n'apporte pas forcément de bénéfice immédiat. La présence d'une fonction et sa bonne utilisation sont deux choses différentes.
Autre évolution annoncée dans le bilan de 26H2 : Smart App Control peut être activé ou désactivé sans installation propre de Windows. Ce contrôle vise les applications non approuvées ou potentiellement dangereuses. Sa souplesse est intéressante, mais un utilisateur qui développe ou lance des outils peu diffusés doit aussi comprendre ses blocages éventuels.
Windows poursuit également l'intégration des clés d'accès, ou passkeys, et la prise en charge de gestionnaires compatibles. Une clé d'accès sert à s'authentifier auprès d'un service sans retaper un mot de passe classique, en utilisant par exemple le déverrouillage de l'appareil. Ce genre d'amélioration a moins d'impact visuel qu'un nouveau menu, mais peut simplifier des connexions fréquentes.
Récupérer un PC ne veut pas dire sauvegarder tous ses fichiers
La restauration à un instant dans le passé fait partie des améliorations mises en avant dans cette génération de Windows. Elle peut restaurer un état récent du PC, avec le système, les applications, les paramètres et les fichiers locaux. Les instantanés sont stockés sur l'appareil, avec une conservation limitée et une dépendance à l'espace disponible.
Voilà une fonction utile après un changement qui perturbe le fonctionnement de la machine. Mais revenir à un état antérieur peut aussi faire perdre les modifications réalisées depuis cet état. Il faut donc regarder ce qui sera restauré avant de lancer l'opération.
Je conserverais dans tous les cas une sauvegarde indépendante pour les documents importants. Un instantané local ne protège pas de la panne du disque qui le contient. La récupération rapide d'un environnement de travail et la conservation durable des données répondent à des besoins différents ; les deux peuvent se compléter.
Ce qui mérite votre attention selon votre usage
| Votre priorité | Le changement à regarder | Le point à vérifier |
|---|---|---|
| Un bureau moins encombré | Sections du menu Démarrer et barre des tâches personnalisables | La présence des options sur votre appareil et les règles imposées par votre entreprise |
| Des interruptions moins fréquentes | Regroupement des mises à jour éligibles | Le calendrier de maintenance adapté à votre activité |
| Un poste de travail à récupérer | Restauration d'un état récent | Les fichiers qui pourraient revenir à une version antérieure |
| Des documents à synthétiser | Actions Copilot sur les fichiers pris en charge | Les licences nécessaires et l'intérêt réel du service |
| Une machine utilisée pour l'audio | Compatibilité des applications et périphériques | Les problèmes connus et le fonctionnement de votre matériel |
Les bugs connus empêchent de parler d'une mise à jour sans risque
Au 3 octobre 2026, Microsoft signale notamment un problème confirmé le 2 octobre : certaines applications utilisant le décodage audio AC-3, aussi appelé Dolby Digital, peuvent se fermer inopinément après les mises à jour du 22 septembre et suivantes. Toutes les applications multimédias ne sont pas touchées, et le problème concerne aussi 24H2 et 25H2.
Le suivi officiel mentionne également des difficultés avec certains périphériques USB Audio Class 1.0, ainsi que des problèmes dans des environnements d'entreprise : relation d'approbation avec un domaine et chargement du bureau, notamment sur Azure Virtual Desktop avec FSLogix. Plusieurs de ces incidents disposent d'atténuations ; cela ne signifie pas que toutes leurs causes sont définitivement corrigées.
Il serait donc excessif de dire que 26H2 casse tous les PC. Il serait tout aussi imprudent de reprendre une promesse générale de compatibilité comme une garantie personnelle. Si votre machine sert à enregistrer du son, à monter des vidéos ou à faire tourner une application métier, je vérifierais en priorité ce parcours précis avant de considérer la migration comme validée.
Installer maintenant : le choix dépend surtout de votre situation
Le déploiement de 26H2 est progressif. Sur les PC éligibles sous 24H2 ou 25H2, Microsoft indique de passer par Paramètres, puis Windows Update, avec l'option permettant de recevoir les dernières mises à jour dès leur disponibilité pour faire partie des premiers servis. Des blocages de protection peuvent retarder l'offre lorsqu'un problème de compatibilité est identifié.
Si la mise à jour ne vous est pas proposée, je ne chercherais pas à contourner ce blocage uniquement pour afficher le nouveau numéro de version. Sur une machine de travail, mieux vaut choisir un créneau disponible, sauvegarder les données importantes et vérifier ensuite ses applications, l'audio, les périphériques et la connexion habituelle.
Pour un parc informatique, commencer par quelques postes représentatifs reste plus raisonnable qu'un déploiement immédiat partout. Le package est petit ; les usages à valider ne le sont pas forcément.
L'autre intérêt du millésime est le renouvellement du cycle de support : 24 mois pour Famille et Pro, 36 mois pour Entreprise et Éducation. Ce calendrier donne une raison de préparer la migration, même lorsque les changements visuels vous enthousiasment peu.
Un Windows plus accommodant vaut mieux qu'une nouveauté imposée
Mon avis sur 26H2 est plutôt favorable à la direction prise. Pouvoir organiser son bureau, trouver une application plus facilement et subir moins d'interruptions touche au rôle premier d'un système d'exploitation. Ce sont des améliorations que l'on peut apprécier sans changer de matériel ni réinventer sa manière de travailler.
Je reste plus réservé sur la présentation de ces progrès comme une grande rupture annuelle. Une partie était déjà distribuée, et certains changements réparent des restrictions qui avaient frustré les utilisateurs. Le vrai progrès sera de conserver ces choix et de maintenir leur qualité dans les prochaines mises à jour.
Si votre PC fonctionne bien, choisissez donc votre moment en fonction de vos logiciels et des problèmes connus. Si vous attendiez un Windows moins encombrant, les changements de Démarrer et de la barre des tâches donnent une raison concrète de regarder 26H2. Pour moi, la réussite se mesurera au nombre de fois où vous pourrez travailler tranquillement sans penser au système.

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