Mon-ip.dev : je vous présente mon site gratuit pour comprendre et diagnostiquer votre réseau

Mon-ip.dev : je vous présente mon site gratuit pour comprendre et diagnostiquer votre réseau

14 oct. 2026 · 8 min de lecture · 13 vues
// crédit : mon-ip.dev / adaptation ChatGPT
TL;DR Mon-ip.dev affiche votre IP publique et rassemble quatorze outils pour explorer les DNS, les certificats et la confidentialité. Je vous présente ce projet de La Revue Geek, ses usages concrets et son API pour les développeurs.

Vous avez besoin de connaître votre IP publique, de comprendre pourquoi un domaine ne pointe pas au bon endroit ou de vérifier un certificat HTTPS ? Ces petites questions réseau reviennent aussi bien quand on configure un serveur que lorsqu’on cherche simplement à dépanner une connexion. Aujourd’hui, je vous présente mon-ip.dev, mon site d’outils réseau, accessible depuis le navigateur et utilisable également en ligne de commande.

Le nom annonce la fonction la plus directe : afficher l’adresse IP publique. Le service va pourtant plus loin, avec quatorze outils regroupés autour du réseau, des DNS et de la confidentialité, ainsi qu’une API documentée. L’intérêt est de réunir ces vérifications dans un même endroit, sans imposer la création d’un compte pour les usages de base.

Page d’accueil de mon-ip.dev affichant l’adresse fictive 203.0.113.42.
Page d’accueil : capture adaptée pour la confidentialité. L’IP 203.0.113.42 et les informations associées sont fictives. — mon-ip.dev / adaptation ChatGPT

Connaître son IP, puis comprendre ce qu’elle représente

La page d’accueil affiche l’adresse IP publique utilisée pour accéder au site et permet de la copier. Elle présente aussi des informations associées : version du protocole, opérateur ou réseau, numéro ASN et localisation approximative. Des éléments concernant le navigateur et le système complètent cette vue de la connexion.

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L’IP publique est l’adresse de sortie visible sur Internet. Elle ne correspond pas nécessairement à l’adresse privée de votre ordinateur sur le réseau de la maison. Un appareil peut utiliser une adresse locale en 192.168.x.x et communiquer vers l’extérieur par une autre adresse, notamment celle de la box ou d’un service intermédiaire.

Cette distinction devient utile lorsqu’on veut autoriser une connexion sur un serveur distant. Le serveur voit l’adresse de sortie du trafic, pas forcément celle affichée dans les paramètres Wi-Fi du portable. En présence d’un VPN ou d’un proxy, cette adresse de sortie peut encore changer. Il faut donc effectuer la vérification dans le contexte où la connexion sera réellement utilisée.

Le site propose également de rechercher les informations d’une autre IP et de comparer deux adresses. C’est pratique pour regarder les réseaux associés à deux points de sortie ou pour comprendre une adresse rencontrée dans des journaux. Le numéro ASN identifie un réseau autonome ; il apporte un repère sur l’organisation du réseau, sans identifier à lui seul la personne qui utilise l’adresse.

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La localisation reste indicative. Une ville affichée n’est pas une position GPS. Les données de géolocalisation IP peuvent représenter un point du réseau ou une estimation, et leur précision varie. Je recommande de les utiliser comme un élément de contexte, pas comme une preuve de l’emplacement exact d’un internaute.

Quatorze outils, selon la question que vous cherchez à résoudre

La boîte à outils est organisée en trois familles. Les fonctions réseau regroupent la localisation d’IP, les en-têtes HTTP, le ping, le traceroute et le test IPv6. La partie DNS rassemble NSLookup, WHOIS, propagation DNS et vérification SSL. La dernière famille comprend blacklist IP, WebRTC, empreinte du navigateur, comparaison d’IP et rapport de domaine.

Votre besoinOutil à regarderCe qu’il apporte
Connaître l’adresse visible sur InternetMon IP et localisationUn repère sur l’adresse de sortie et le réseau associé.
Comprendre vers quoi pointe un domaineNSLookup et propagation DNSLa lecture des enregistrements et leur comparaison entre résolveurs.
Vérifier un certificat HTTPSSSL CheckDes informations sur sa validité, son émetteur et son expiration.
Examiner la réputation d’une IP d’envoiBlacklist IPUne interrogation de listes anti-spam.
Observer les réponses d’un hôtePing et tracerouteUn diagnostic effectué depuis les serveurs du service.
Regarder ce que le navigateur exposeHeaders, WebRTC et fingerprintDes indications sur les informations disponibles pendant la navigation.

Cette organisation évite de commencer par un outil au hasard. Un site inaccessible peut avoir un problème de DNS, de certificat, de réseau ou d’application. Les vérifications ne sont pas interchangeables : une résolution DNS correcte ne prouve pas que le serveur web fonctionne, et un certificat valide ne prouve pas que toutes les pages du site sont sécurisées.

DNS, WHOIS et HTTPS : utile quand un site ne répond pas comme prévu

NSLookup permet d’interroger les enregistrements d’un domaine, notamment A, AAAA, MX, NS ou TXT. Pour un site web, on peut regarder les adresses annoncées. Pour la messagerie, les MX donnent un autre type d’information. Les enregistrements TXT peuvent également faire partie de la configuration d’un domaine.

La propagation DNS compare les réponses de plusieurs résolveurs publics. Si vous venez de modifier un enregistrement, ce regard extérieur aide à repérer des différences. Il ne signifie pas que chaque accès Internet de la planète donnera immédiatement le même résultat : les caches et la durée de vie des informations interviennent dans ce que chacun observe.

WHOIS apporte des informations d’enregistrement, tandis que SSL Check examine le certificat présenté par un domaine. Ces deux fonctions répondent à des questions distinctes. La première peut donner des renseignements sur le bureau d’enregistrement ou les dates associées au domaine ; la seconde permet de regarder la validité et les noms couverts par le certificat.

Le rapport de domaine rassemble plusieurs vérifications. Je le vois comme une première vue d’ensemble pour orienter la suite du diagnostic. Un rapport automatisé aide à repérer un point à examiner, mais il ne remplace pas la lecture des résultats ni un audit complet d’une application.

Résultats de l’outil NSLookup de mon-ip.dev pour le domaine example.com.
Capture réelle de l’outil NSLookup sur example.com. Aucune IP du visiteur n’est affichée. — mon-ip.dev / La Revue Geek
Résultats de SSL Check de mon-ip.dev pour le certificat du domaine example.com.
Capture réelle de SSL Check sur example.com, montrant la validité et les informations du certificat. — mon-ip.dev / La Revue Geek

Le terminal web donne un point de vue extérieur

La page d’accueil intègre un terminal avec des commandes rapides et une aide. Les commandes prises en charge permettent de lancer des vérifications depuis l’interface. Il faut bien comprendre où elles s’exécutent : les diagnostics réseau côté serveur partent des serveurs de mon-ip.dev, et non de votre ordinateur.

Cette différence est essentielle pour interpréter un ping. Le temps affiché ne mesure pas votre trajet personnel jusqu’à la destination. Si un serveur répond depuis le service mais reste inaccessible depuis votre connexion, vous disposez d’un indice supplémentaire : le problème peut dépendre du chemin, d’un filtrage ou de votre environnement local.

Le traceroute suit lui aussi un trajet depuis ce point de départ extérieur. Des étapes qui ne répondent pas ne suffisent pas à conclure qu’un réseau est coupé : certains équipements peuvent filtrer ces réponses. L’outil sert à observer un parcours, avec les limites propres à ce type de diagnostic.

Le site propose en parallèle des commandes à copier pour Linux, macOS ou Windows, regroupées par usages : pare-feu, serveurs web, diagnostic, journaux et Docker. Elles donnent des pistes pratiques, mais une commande qui modifie un pare-feu doit être comprise et adaptée avant exécution. La copier ne garantit pas qu’elle corresponde à l’ordre des règles ou aux besoins de votre serveur.

WebRTC et empreinte du navigateur : rendre les informations visibles

Les outils de confidentialité montrent une autre facette de la navigation. Les en-têtes HTTP permettent de consulter des informations envoyées par le navigateur. Le test WebRTC examine les adresses exposées par ce mécanisme. Le fingerprint s’intéresse aux caractéristiques du navigateur qui peuvent contribuer à former une empreinte.

L’objectif utile est de rendre ces éléments plus concrets. Dire qu’un navigateur communique des informations reste abstrait ; voir des catégories liées au système, à l’écran ou au rendu aide à comprendre ce que recouvre cette exposition. Toutes les informations n’ont cependant pas la même portée.

Un test ne constitue pas une garantie d’anonymat, et un score de confidentialité ne doit pas être lu comme une certification de sécurité. Je conseillerais de comparer les résultats avant et après un changement de configuration, puis d’examiner ce qui a réellement changé. C’est plus instructif que de chercher uniquement un score maximal.

La blacklist IP répond à un autre besoin : vérifier la présence d’une adresse dans des listes anti-spam. Une absence dans les listes consultées ne garantit pas qu’un message sera distribué chez tous les destinataires. La réputation, l’authentification du domaine et les décisions propres aux services de messagerie restent des éléments distincts.

Une API pour vos scripts, sans installer un nouvel outil

Pour les développeurs et les administrateurs, le site propose des réponses en texte brut ou en JSON. Une requête depuis un client en ligne de commande à la racine renvoie l’IP publique. Le chemin /ip est documenté pour obtenir ce format depuis n’importe quel client, tandis que /json fournit des informations structurées.

curl -s https://mon-ip.dev/ip
curl -s https://mon-ip.dev/json
curl -s https://mon-ip.dev/8.8.8.8/json

La troisième commande illustre la recherche d’une autre adresse. Ce sont des exemples de lecture : ils ne modifient pas la configuration de votre ordinateur. Le format texte convient à une récupération simple, tandis que le JSON permet à un programme de sélectionner les champs dont il a besoin.

Attention au contexte d’exécution : un script lancé sur un serveur récupère l’adresse de sortie de ce serveur, pas celle du portable depuis lequel vous l’avez administré. Cette distinction est particulièrement utile dans un conteneur, une machine virtuelle ou une tâche d’intégration continue.

La documentation décrit aussi des points d’accès pour les DNS, le WHOIS, les certificats et les listes anti-spam. Le ping et le traceroute peuvent transmettre leurs résultats progressivement avec des événements SSE. Cela permet de suivre une opération pendant son exécution plutôt que d’attendre uniquement une réponse finale.

L’API publique fonctionne sans authentification, mais avec des quotas. La documentation annonce 100 requêtes par heure et 500 par jour et par IP pour l’accès public. Un compte gratuit avec une clé API donne accès à des limites plus élevées, indiquées à 1 000 par heure et 10 000 par jour. Une offre Pro est présentée comme à venir : ces limites ne doivent pas être comprises comme un service déjà disponible à souscrire.

Un projet de La Revue Geek, accessible sans compte pour commencer

Mon-ip.dev fait partie de mes projets. Sa présentation technique indique une interface SvelteKit et une API en Rust avec Axum, avec DB-IP pour les données de géolocalisation. L’interface est disponible en français, anglais, espagnol, italien et allemand. Le lecteur n’a évidemment pas besoin de connaître cette stack pour utiliser les outils.

Les fonctions publiques sont accessibles gratuitement sans inscription. Le compte devient pertinent pour certains usages supplémentaires, notamment les clés API et les limites associées. La politique de confidentialité publiée annonce des cookies nécessaires au fonctionnement et l’absence de cookies publicitaires ou de suivi tiers. Cette présentation ne doit pas être confondue avec l’absence totale de données traitées : l’adresse IP et les informations de connexion font partie du fonctionnement même du service.

Pour découvrir le site, je vous conseille de partir d’une question concrète : quelle est mon IP de sortie, quel DNS répond pour mon domaine ou quand expire son certificat ? Choisissez ensuite l’outil correspondant et prenez le temps de lire le résultat. Mon-ip.dev est une boîte à outils pour observer et comprendre, dont la valeur se trouve autant dans les informations affichées que dans la façon de les interpréter.

Vous pouvez découvrir le service sur mon-ip.dev et utiliser les fonctions publiques directement depuis votre navigateur.

écrit par LaRevueGeek décrypte l'actualité high-tech et la culture geek depuis 2014 : tests, bons plans, ciné et tout ce qui touche, de près ou de loin, au monde des geeks.
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